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Don du sang : Une discrimination qui touchait les homosexuels supprimée par l’Assemblée Nationale

By 8 octobre 2018Don du sang

Désormais, plus besoin pour les homosexuels de respecter un an d’abstinence sexuelle pour pouvoir donner leur sang. La commission des Affaires Sociales a adopté un amendement permettant d’aligner la durée demandée aux homosexuels sur celle des hétérosexuels.

Un pas vers l'accès au don du sang pour tous

Les députés ont votés, le 03/10/2018, un amendement alignant la durée d’abstinence des homosexuels sur celle des hétérosexuels, soit quatre mois d’absence de relations avec plusieurs partenaires.
Adopté le 03/10/2018 en Commission des Affaires Sociales, cet amendement prévoit que :

« Pour tout homme donneur et toute femme donneuse, aucune distinction ne doit être faite en fonction du genre et sexe du ou des partenaires avec qui il ou elle aurait entretenu des relations sexuelles. »

Le Code de la Santé prévoit en théorie que « nul ne peut être exclu du don du sang en raison de son orientation sexuelle ».
En théorie seulement puisque auparavant, les hommes homosexuels devaient justifier d’un an d’abstinence lors d’un entretien spécifique préalable à chaque don, véritable barrière pour chaque donneur homosexuel. En pratique, jusqu’à la semaine dernière, une personne hétérosexuelle pouvait donner son sang et avoir plusieurs partenaires (en respectant les délais spécifiques) alors qu’un homosexuel ne pouvait donner son sang, même s’il était en couple depuis plusieurs années !
Pour mettre fin à cette pratique injuste et discriminatoire, Hervé Saulignac, député de l’Ardèche, a déposé un amendement à la proposition de loi « consolidation modèle français du don du sang ». Le député de l’Ardèche soutient que le « critère d’abstinence exclut de fait les hommes homosexuels du don du sang. C’est une contradiction profonde à laquelle il appartient au législateur de mettre fin », a-t’il également souligné.
Joël Deumier, président de SOS Homophobie a salué cette démarche en déclarant que « La loi doit retenir comme critère les comportements à risques et des populations à risques ».

Hervé Saulignac se félicite sur Tweeter

Les besoins au quotidien

Secours d’urgence, interventions chirurgicales, maladies du sang, cancers… En France, les besoins pour soigner les malades nécessitent un peu plus de 10 000 dons de sang par jour.
Aujourd’hui, il n’existe aucun traitement ni médicament de synthèse capable de se substituer au sang humain et aux produits sanguins issus des dons de sang. Cet acte volontaire et bénévole est donc irremplaçable. En 2016, 520 591 patients ont bénéficié d’une transfusion.
Le don de sang permet de soigner plus d’un million de malades chaque année en France. Irremplaçables et vitaux, les produits sanguins sont utilisés dans deux grands cas de figure : les situations d’urgence (hémorragies lors d’un accouchement, d’un accident, d’une opération chirurgicale…) et les besoins chroniques (maladies du sang et cancers).

(source : EFS)

Les périodes de congés et d’épidémies (grippes, etc…) sont des périodes particulièrement sensibles, mais la rentrée signe aussi la reprise d’une activité hospitalière soutenue (opérations programmées…), et donc, une hausse de la consommation en produits sanguins.
Les produits sanguins issus des dons ont une durée de vie limitée. La mobilisation de tous les donneurs est donc nécessaire de manière régulière et continue. L’amendement voté mercredi à l’Assemblée Nationale va permettre de favoriser l’accès au don pour tous et permettre de répondre à la demande des patients, qui reste importante toute l’année.
La proposition de loi réduite à deux articles sera examinée dans l’hémicycle le 11 octobre, à suivre !
Damien JACOB

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